Quoi que je fasse, Où que je sois

Je pense qu’on fait tous, même inconsciemment, des plans de vie : on se donne des buts à atteindre, des échéances pour accomplir telle ou telle chose. 
Ma vie est faite de plan, pas des plans sur la comète mais plutôt des plans réalistes, budgétisés (ou presque) à moyen terme. Oui mais voilà. Pour le moment je crois qu’aucun d’eux ne s’est vraiment réalisé, ou du moins, pas comme je l’avais prévu et imaginé. 
Jamais rien ne se passe comme prévu dans le plan initial. Finalement notre vie c’est un gros Plan B, même C ou D !
J’ai souvent idéalisé une vie, un objectif de bonheur à atteindre, ce qu’il fallait faire pour être heureuse. 
Mon plan commençait par :
  • Trouver le prince charmant : Comme vous le savez, je l’ai trouvé ! Et je suis vraiment reconnaissante d’avoir ADMV dans ma vie.  Mais rien ne s’est passé comme prévu – un coup de foudre ça ne peut pas se prévoir ! 
  • Un beau mariage : Oui, il y a bien eu un mariage. Je ne sais pas s’il était beau, mais ce jour fût rempli de bonnes comme de mauvaises surprises. 
  • Un travail épanouissant : tant bien que mal, celui-ci correspondait vraiment au « plan » mais cela ne me rendait pas forcément épanouie ou plus heureuse. 
  • Un joli bébé : Dans mon plan il arrivait dès les premiers essais. Bien sûr ceci n’est vrai que dans les plans… Chouchou s’est fait attendre 1 mois, 2 mois, 6 mois, 1 an. Au bout d’un an et après 9 mois d’attente Chouchou est arrivé. Et-là encore rien ne s’est passé comme prévu : il m’a bouleversée, m’a transformée. Puis, il y a eu la maladie, de l’amour en profusion, la peur, des moments de bonheur puis l’angoisse de la séparation et le retour au travail. 
Et puis, dans mon plan de vie, il était temps de passer à l’étape suivante:
  • Chouchou devient grand frère : L’étape du deuxième bébé. Vous vous en doutez, le plan A n’a pas abouti. Cette fois-ci il ne s’est pas fait attendre, mais il est parti bien trop vite : comme vous le savez, cette grossesse n’est pas allée jusqu’au bout. Cela non plus n’était pas prévu, si seulement ça pouvait ne pas l’être ! 
C’est à cet instant où, prise de doute, d’une culpabilité qui n’avait pas de sens, de funestes pensées et avec la certitude que tout ce que j’ai vécu n’est pas arrivé par hasard. Je me suis rendu compte que je ne contrôlais absolument rien !
  • Mon plan s’est arrêté.
J’ai beau me dire qu’il faut du temps,
J’ai beau l’écrire si noir sur blanc,
Quoi que je fasse où que je sois…

Bien sûr, j’ai toujours des objectifs, mais je n’y attache plus la même importance, pour ne pas subir les événements « non prévus » et parce que je sais que quoi que je fasse où que je sois : je ne peux pas avoir d’impact sur la vie ou la mort. Je n’ai pas de contrôle sur ma propre vie. Et pour moi ce n’est pas quelque chose de triste car je sais qu’il y a Quelqu’un qui lui a le contrôle et dont tout dépend.
  • Avoir le contrôle c’est bien mais faire confiance c’est mieux. 
Pourquoi faire confiance ? Parce que je pense que même si nous faisons des plans à grande échelle sur toute notre vie, rien ne se passera comme prévu. La vie est pleine de surprises, de rebondissements, d’épreuves et de hauts et de bas. 
Finalement, profitons  de chaque événement dans notre vie, pour adopter cette nouvelle feuille de route, celle qui nous correspond vraiment. Ce fameux plan B, qui sans que nous ne le soupçonnions, était mieux que le plan A. 
Je veux avoir confiance en l’avenir, ne rien craindre et croire seulement : je vivrai encore un tas de choses « non prévues », des choses que je ne soupçonne peut-être même pas aujourd’hui. Je préfère cette feuille de route à la mienne, qui en définitive était ennuyante au possible. 
Quoi que la vie me réserve, je veux être prête à tout et m’attendre à rien, profiter de l’instant présent sans me soucier du lendemain.

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