Les idées reçues sur l’allaitement

1ère partie : L’allaitement, mon choix

Vaste sujet, qui fait souvent l’objet de contradictions, de polémique, encore une chose qui est « intime » et qui devient publique… Combien de fois avez-vous eu un regard désapprobateur lorsque vous allaitiez votre enfant ? Combien de fois vous êtes-vous sentie honteuse parce que vous étiez en train d’allaiter ? Pourquoi peut-on avoir ce genre de sentiment alors que nous sommes en train de nourrir notre bébé et de lui donner le meilleur, notre lait maternel ?

Allaiter a toujours été une évidence pour moi. Je ne me suis jamais demandée si j’allais ou non allaiter mon enfant, car personnellement, allaiter était la chose la plus naturelle à faire pour nourrir son bébé et de la meilleure façon qu’il soit. Je savais que quoiqu’il arrive je ferais tout pour allaiter mon bébé, au moins le minimum, pour qu’il ait du bon lait au début de sa vie. Lorsque je suis tombée enceinte, l’allaitement restait une évidence, donc bien évidemment lorsque quelqu’un me demandais si je souhaitais allaiter mon bébé, ma réponse était bien évidemment oui. Je ne savais pas comment l’allaitement se passerait, si ce serait facile ou non, si je pourrais l’allaiter complètement ou non, mais je savais que je ferais tout pour réussir mon allaitement.

Eh bien souvent, lorsque je partageais mon désir d’allaiter, j’ai été surprise par les réactions, (souvent plus de la part des hommes que des femmes) de ces personnes qui vous regardent comme si vous aviez dit quelque chose de dégoûtant. J’ai eu le droit à des remarques déplacées, à des regards choqués ou désapprobateurs.

Des réflexions comme :

« Tu vas sortir ton sein, pour le donner à ton bébé », « Tu vas ressembler aux Africaines qui allaitent leurs bébés et qui ont des gants de toilette à la place des seins », « Moi je ne veux pas allaiter je trouve quand même ça un peu malsain cette relation mère-enfants » .

Ce genre de petites réflexions qui vous vont droit au coeur… Que dire face à tant de dégoût et d’incompréhension, et même en avançant mes arguments, et en débattant sur le sujet, ces personnes campaient sur leurs positions. Alors à la fin de ma grossesse, j’ai arrêté de me battre, de toute façon, je ne peux pas changer les idées des gens par une simple conversation, et j’ai commencé à dire que oui j’allais allaiter mais sans entrer dans un débat. Et puis pour répondre à toutes ces personnes je manquais de crédibilité, car je n’avais pas encore pratiqué l’allaitement…

La suite dans Les préjugés sont-ils fondés?

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